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  • Annelise Stern

NFT, pourquoi j'en achète ?

Combien d'œuvres d'art possédez-vous ? Peut-être n'en avez-vous jamais acheté une seule... Peut-être n'avez-vous pas le budget, ou peut-être n'y avez-vous jamais pensé. De mon côté, j'ai fait l'acquisition de 9 œuvres physiques : 5 sérigraphies, 3 peintures, 3 photographies et 1 collage. La pièce la moins chère m'a coûté 100€, la plus chère 500. Honnêtement, c'est pas mal pour mon âge pour quelqu'un qui vient d'une famille où l'idée d'acheter de l'art est assez... saugrenue. Personne dans ma famille n'a jamais fait à ma connaissance l'acquisition d'une œuvre d'art. J'ai acheté ma première œuvre d'art à 19 ans, auprès d'une jeune artiste avec laquelle je travaillais. Je l'ai offerte à mon petit copain de l'époque pour Noël, je trouvais que c'était original comme cadeau et il avait flashé sur son travail à une exposition. Quatre ans plus tard, je vous annonce après vérification que j'ai en une collection de 56 œuvres d'art. C'est énorme. Comment on passe de 9 à 56 œuvres en quelques mois ? Grâce aux NFT. Alors, bien entendu, il y a une question de prix - on va voir qu'on peut acquérir des œuvres pour moins de 5 dollars - mais pas seulement. Laissez-moi vous expliquer ce qui me séduit dans l'achat de ces NFT.


Des œuvres à moins de 5 dollars

Clairement, on ne va pas se mentir, c'est ce qui m'attire le plus en tant qu'acheteuse : la diversité de prix sur les marketplaces de NFT. Pour l'instant, je me concentre uniquement sur l'achat de NFTs sur la Blockchain Tezos parce qu'on peut y trouver des œuvres sublimes à moins de 5 dollars. Et ça, c'est fou, c'est complètement dingue. C'est ça la vraie démocratisation de l'art. Contrairement à ce que les gros titres dans la presse nous font penser, les NFT ne sont pas réservés à une élite, bien au contraire. J'aime cette idée de pouvoir acheter davantage d'œuvres à des prix inférieurs : ça me permet de tester de nouvelles choses, de soutenir plusieurs artistes et de m'ouvrir à différents univers. On pourrait assimiler ça à une forme de surconsommation, mais j'y vois au contraire plus une forme d'ouverture et de curiosité. Cette possibilité d'acquérir des œuvres à un prix très bas me permet aussi de soutenir régulièrement différents artistes, là où avant je n'en soutenais qu'un ou qu'une tous les 6 mois. En achetant régulièrement aux artistes, je me sens plus investie et plus engagée dans leur création.


Une expérience d'achat simplifiée

Je peux acheter une œuvre d'art en 2 clicks et en quelques secondes, c'est réglé. Quoi qu'on en dise ou qu'on pense des NFT, c'est l'expérience d'achat d'une œuvre d'art la plus efficace qui existe à ce jour. J'ai déjà acheté quelques sérigraphies en galerie et clairement l'expérience n'a rien à voir... Il faut envoyer des mails (déjà rien que cette étape me fatigue, j'ai horreur des mails). Ensuite il faut faire un virement, après attendre la confirmation, puis la livraison... Bref, ça prend des jours. Là en quelques secondes, c'est réglé. L'argent est dans la poche de l'artiste et moi j'ai mon œuvre. C'est ça le futur de la collection d'art et de la relation artiste / collectionneur.


Une liberté de collection

Dans les NFT, j'ai un peu l'impression qu'il y a une forme de liberté de collection. Je me sens bien plus libre quand j'achète des NFT, que quand j'achète une œuvre physique. Bien entendu il y a le prix : j'y réfléchis à 2 fois avant d'acheter une œuvre physique à quelques centaines d'euros. Mais il n'y a pas que ça. Il y a aussi le fait qu'il n'y ait pas d'intermédiaires, pas d'échanges, je me sens donc bien plus libre d'exprimer mes propres goûts sans être influencée par qui que ce soit quand je me ballade sur les marketplaces. Ajoutez à cela l'éclectisme des œuvres proposées sur les marketplaces de NFT qui ne sont pas curatées. C'est quelque chose que j'adore cette absence de curation, parce que je me retrouve à m'intéresser à des œuvres que je n'aurais jamais eu l'idée de regarder sans les NFT. J'ai acheté des NFT bien plus trashs que les œuvres physiques dont j'ai fait l'acquisition. Je pense notamment aux oeuvres de Jessica Soueidi, un mix girly trash que je n'aurais sans doute jamais osé acheter dans le monde réel. J'ai acheté des NFT que je n'aurais jamais osé acheté en œuvres physiques parce qu'elles n'ont pas à être accrochées chez moi et que personne ne me donnera son avis dessus. C'est quelque chose que j'apprécie. Je n'ai pas forcément envie de les voir tous les jours, je n'en ai pas besoin tous les jours. C'est cette liberté qui fait que j'achète : j'ai l'impression de me faire confiance quand j'achète des NFT.

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